La transition de Roberto Martínez vers la création de contenu s’est opérée progressivement. Il a commencé dès son plus jeune âge avec le lancement de YouTube en 2007, où son premier vidéo était une démonstration de tours de dés. Au fil du temps, il a affiné son style sur la plateforme, en produisant des vidéos axées sur l’information et les opinions. En début 2016, il a lancé le podcast “Creativo”, un format dont il est tombé amoureux, et qui a connu une belle croissance en 2020.
“Ce n’était pas une quête délibérée, mais depuis mon enfance, j’avais le pressentiment que quelque chose d’important allait se passer avec les réseaux sociaux,” confie cet auteur, créateur et conférencier, qui compte presque 3 millions d’abonnés sur YouTube.
Roberto a commencé à produire du contenu bien avant que l’on parle de “Creator Economy”. Actuellement, face à l’abondance de vidéos et à la rapidité des réseaux sociaux, il préfère construire sa carrière en toute sérénité.

Pour lui, la clé d’une carrière durable réside dans la prise de temps. “Je pense qu’il est essentiel de voir votre carrière comme un projet à long terme, en construisant une audience de manière lente et sûre. J’ai souvent avancé lentement, ce qui peut être frustrant, mais je me sens maintenant très confiant et heureux de mes réalisations. Je crois qu’il y a de belles opportunités pour ceux qui savent faire preuve de patience”, explique Roberto, en précisant qu’il n’aspire ni à être le numéro un ni à être le plus populaire.
Sur l’importance des plateformes et des annonceurs, Roberto note qu’ils sont essentiels pour le bon fonctionnement de l’industrie de la création de contenu actuelle. Il les considère comme des éléments fondamentaux du modèle commercial d’un créateur en 2025, tout en prônant une diversification des sources de revenus pour ne pas dépendre d’une seule plateforme.
Il souligne que les créateurs de contenu court pourraient plus facilement s’appuyer sur les marques, tandis que son contenu de longue durée dépend davantage des plateformes et de leurs systèmes de monétisation.
Pour bâtir une carrière pérenne, il est crucial de privilégier le volume, comme en témoignent ses près de 30 000 vidéos sur les réseaux sociaux. “Si ce n’était pas pour les plateformes et leurs systèmes de monétisation, je ne serais probablement pas ici aujourd’hui, mais peut-être en train de penser à autre chose,” déclare-t-il.
En outre, pour les futurs créateurs, Roberto conseille d’explorer toutes les ressources à leur disposition et surtout, de trouver leur propre voix, sans se laisser influencer par les tendances ou des métriques superficielles.
“Il est primordial de découvrir votre propre identité, de produire un contenu qui vous représente et dont vous pouvez être fier. Cela vous permettra d’établir une carrière durable, car si vous appréciez ce que vous faites, même si cela semble un cliché, vous aimerez votre quotidien,” conclut-il.
Points à retenir
- Roberto Martínez a commencé sa carrière de créateur de contenu dès l’âge de 14 ans.
- La construction d’une audience doit se faire de manière réfléchie et progressive.
- Les plateformes et leur monétisation sont cruciales pour les créateurs de contenu.
- Diversifier les revenus est essentiel pour ne pas dépendre d’une seule source.
- Il est important de se concentrer sur la qualité et l’authenticité, plutôt que sur les tendances passagères.
Cette approche rappelle que la patience et la passion sont les véritables moteurs d’une carrière réussie. À l’ère où tout va vite, il est intéressant de réfléchir à la valeur de la durabilité et de l’authenticité dans un monde numérique en constante évolution. Comment trouvez-vous votre propre voix dans cette quête de reconnaissance et de succès ?

