juillet 25, 2026

Création de contenu

Influenceurs sous un diplôme : un projet de loi révolutionnaire à Lima !

Influenceurs sous un diplôme : un projet de loi révolutionnaire à Lima !

Le député Wilson Soto du parti Acción Popular a récemment présenté le projet de loi N° 13313. Cette initiative vise à obliger les créateurs de contenu, tels que les influenceurs, streamers et leaders d’opinion, à posséder un diplôme professionnel ou un certificat attestant de leur spécialisation dans des domaines liés à la santé mentale, physique et au patrimoine des individus.

Présentée le 21 novembre, la mesure prévoit la création d’un Registre des Médias Numériques et des Créateurs de Contenu Digital, géré par la Secrétariat de Gouvernement et de Transformation Numérique du Conseil des Ministres.

Obligations et sanctions pour les influenceurs

Ce projet de loi impose des obligations fondamentales comme l’obligation d’informer de manière véridique et objective, de publier des contenus conformes aux lois en vigueur, de vérifier les informations avant publication, et de préciser si le contenu est une opinion, un fait vérifiable ou une collaboration rémunérée.

Concernant les sancions, les violations des règles pourraient entraîner une inhabilitaion de l’activité d’influenceur, de streamers ou de leaders d’opinion, pour une durée comprise entre soixante jours et un an. Des amendes allant jusqu’à 5 UIT (soit 26 750 soles) sont également envisagées pour les infractions relatives à la santé.

Réaction du député

Dans une interview, Soto a précisé que l’objectif du projet de loi n’est pas de restreindre la liberté d’expression, mais d’assurer que les créateurs de contenu aient une base de connaissances adéquate sur les sujets qu’ils abordent. Il a cité la Chine comme un exemple de pays ayant déjà mis en place des régulations similaires.

“Si quelqu’un souhaite parler de santé ou de droit, celui qui a une plateforme doit avoir une formation. Il y a une désinformation, donc tout le monde ne peut pas prendre la parole”, a-t-il déclaré.

“Ceux qui possèdent une plateforme peuvent discuter librement de sujets comme le divertissement, la santé, la mode ou la danse, nous ne cherchons pas à les restreindre”, a-t-il ajouté.

Points à retenir

  • Le projet de loi impose des qualifications aux créateurs de contenu sur des sujets sensibles.
  • Un registre des médias numériques sera établi pour une meilleure régulation.
  • Des sanctions financières et des temps d’inéligibilité sont prévus en cas de non-respect.
  • Le projet vise à informer plutôt qu’à censurer la parole publique.

Cette proposition soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des créateurs de contenu à l’ère du numérique. En encadrant leur expertise, ne court-on pas le risque de nuire à la diversité des opinions et à l’accès à l’information ? La réflexion sur le rôle des influenceurs dans notre société moderne est plus que jamais d’actualité.


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