L’Autorité de diffusion du Zimbabwe (BAZ) a émis une mise en garde ferme concernant la diffusion de contenus numériques explicites accessibles dans le pays. Cette mise en garde souligne que de tels contenus représentent un risque sérieux pour les enfants et vont à l’encontre des valeurs nationales.

Dans un communiqué de presse publié le 3 février 2026, l’Autorité a exprimé ses vives inquiétudes face à certains créateurs de contenu sur les réseaux sociaux et du numérique, qui propagent des matériaux susceptibles d’être visionnés par des audiences, y compris des mineurs, au Zimbabwe.
La BAZ a réaffirmé que tous les contenus diffusés et consommés dans le pays doivent respecter le cadre légal et constitutionnel du Zimbabwe, peu importe la plateforme utilisée pour les diffuser. Bien qu’elle reconnaisse que la liberté d’expression est garantie par l’article 61 de la Constitution, l’Autorité a souligné que ce droit doit être exercé de manière responsable, dans le respect des droits d’autrui, conformément à l’article 86.
Elle a également insisté sur le fait que, selon la Loi sur les services de diffusion, les enfants ont le droit légal d’être protégés des contenus pouvant nuire à leur développement moral et psychologique. Les intérêts de l’enfant doivent rester prioritaires et guider la création et la distribution de contenus.
La BAZ a cité la Loi sur la censure et le contrôle du divertissement, qui interdit la diffusion de contenus jugés indécents, obscènes ou offensants pour la morale publique. Les diffuseurs et créateurs de contenus se doivent donc de respecter la moralité publique et les valeurs nationales telles que définies par la loi zimbabwéenne.
Le régulateur a clairement indiqué qu’il ne tolérera pas l’utilisation abusive des plateformes numériques d’une manière qui enfreint la Constitution ou les lois nationales. Les créateurs de contenu ont été rappelés à leur devoir légal et éthique de veiller à la conformité de leur matériel aux lois du Zimbabwe, tout en respectant les droits et la dignité de tous les citoyens, en particulier des enfants.
La BAZ a affirmé qu’elle mettra en œuvre des mesures appropriées pour faire respecter la loi et protéger les intérêts du public. Le gouvernement reste engagé à préserver le tissu moral de la nation et à protéger les enfants des contenus numériques nuisibles.
Ce communiqué a été émis par Eng. Matthias Chakanyuka, Directeur général par intérim de l’Autorité de diffusion du Zimbabwe.
Points à retenir
- La BAZ met en garde contre la diffusion de contenus explicites pouvant nuire aux enfants.
- Le droit à la liberté d’expression doit être exercé de manière responsable.
- Les intérêts et la protection des enfants sont des priorités légales et éthiques.
- La loi interdit la diffusion de contenus indécents qui nuisent à la moralité publique.
- Le gouvernement s’engage à préserver des normes morales élevées dans le pays.
Ce débat sur la régulation des contenus numériques soulève des questions essentielles concernant la ligne entre la liberté d’expression et la protection des droits fondamentaux. Alors que la technologie évolue et que les plateformes de diffusion se multiplient, jusqu’où doit-on aller pour assurer la sécurité des plus vulnérables, tout en respectant les valeurs démocratiques ? Cette réflexion pourrait nous amener à réévaluer notre rapport à l’information et à son impact sur la société.

