Lors d’une table ronde intitulée “Du journaliste au créateur de contenu : qui façonne l’opinion publique ?”, organisée dans le cadre du sommet “Icon” consacré à l’industrie du contenu et des médias, les enjeux de l’évolution de la relation entre le journalisme et la création de contenu ont été abordés, ainsi que leur impact respectif sur le public.
Ahmed Haymour, directeur de la gestion numérique de la chaîne “Al Mamlaka“, a indiqué qu’il n’existe pas de “concurrence directe” entre les journalistes et les créateurs de contenu, mais plutôt un “conflit grandissant” induit par les dernières années et le rôle de plus en plus influent des créateurs.
Selon Haymour, la compétition entre les médias traditionnels et les contenus publiés par les influenceurs sur les réseaux sociaux s’est atténuée, rendant les rôles plus distincts. Il souligne que les institutions qui craignent cette concurrence sont souvent celles qui manquent de confiance en elles, tandis que celles qui envisagent l’avenir accueillent ces créateurs de contenu. Pour lui, la crédibilité est le critère essentiel qui différencie tous ces acteurs.
Il a également mentionné que les influenceurs “transmettent le contenu selon leur vision”, ce qui soulève des questions concernant la responsabilité professionnelle et la nécessité de fournir des informations précises et fiables au public.
Enfin, Haymour a précisé que les lois régissant les médias officiels sont en place, tout en mettant en avant la nécessité d’établir des réglementations pour encadrer le paysage numérique en constante évolution.
Points à retenir
- Le dialogue sur l’évolution des rôles entre journalistes et créateurs de contenu souligne des différences de perspectives sur l’information.
- La concurrence entre les médias traditionnels et les réseaux sociaux s’est atténuée, redéfinissant les rôles.
- La crédibilité est essentielle dans le paysage médiatique actuel.
- Les influenceurs portent une responsabilité dans la transmission des informations.
- Des régulations sont nécessaires pour mieux encadrer le contenu sur les plateformes numériques.
En somme, cette discussion nous invite à réfléchir sur la façon dont l’information est produite et consommée. Dans un monde où les lignes entre journalisme et création de contenu se brouillent, il devient crucial de s’interroger sur la manière dont nous pouvons préserver la fiabilité tout en intégrant de nouvelles voix dans le débat public. Quelle est notre responsabilité, en tant que consommateurs d’information, face à cette évolution ?

