La police de l’État de Lagos a interpellé un homme de 23 ans, Abidemi Emmanuel, pour avoir prétendument violé une créatrice de contenu populaire, connue sous le nom de Fems Thrift, ainsi qu’une de ses amies.
Selon les autorités, Emmanuel aurait attiré les victimes avec une fausse offre de mannequinat dans le quartier d’Ajao Estate, le 8 février dernier.
Dans une vidéo postée sur son compte TikTok, Fems a expliqué qu’un homme l’avait contactée sur Instagram en prétendant avoir déménagé du Royaume-Uni pour lancer une marque de mode internationale au Nigeria.
Elle affirme que le suspect lui a proposé la somme de 140 000 Naira pour le travail de mannequin et a sollicité son influence pour promouvoir la marque. À son arrivée sur les lieux avec son amie, elle a rapporté que le suspect les a agressées sexuellement.
Cette arrestation fait suite à une pression intense sur les réseaux sociaux, après que le récit des victimes soit devenu viral, générant des milliers de partages et des appels à la justice.
En confirmation de l’arrestation, la porte-parole de la police de l’État, Abimbola Adebisi, a indiqué que l’enquête se poursuivait au sein de l’unité de genre de la police.
« Le suspect, Abidemi Emmanuel, est actuellement en détention pendant que l’enquête se poursuit. L’affaire est traitée en conformité avec les meilleures pratiques mondiales concernant les enquêtes sur la violence sexuelle et basée sur le genre, garantissant la protection et la dignité des victimes », a-t-elle déclaré.
Adebisi a précisé que le suspect serait traduit devant la justice à la suite de l’enquête.
Dans la vidéo susmentionnée, Fems a expliqué qu’elle était arrivée sur les lieux vers 11 heures du matin le 8 février avec son amie.
« Lorsque nous sommes entrées dans l’appartement, la pièce était vide. Il a prétendu que c’était un espace pour la création de contenu et qu’un maquilleur était en route, mais qu’il était temporairement absent. Il m’a alors demandé de prendre une douche avant l’arrivée du maquilleur, affirmant que ma peau était trop grasse pour le shooting. Il m’a proposé un peignoir à enfiler », a-t-elle raconté.
Le porte-parole a ajouté qu’après sa douche et avoir enfilé le peignoir, l’homme est entré avec une clé, prétendant vouloir leur montrer comment verrouiller la porte.
« Il nous a montré la clé et nous a dit de verrouiller la porte pour nous sentir en sécurité en attendant l’arrivée du vidéaste. Puis il a verrouillé la porte, s’est placé dans un coin, et j’ai ressenti une grande peur. Après avoir verrouillé la porte, l’homme a sorti un couteau et nous a ordonné de nous déshabiller. Il a attaché nos mains avec des chaussettes en nous menaçant de nous transpercer si nous résistions. Il nous a agressées sexuellement à plusieurs reprises sans protection », a-t-elle ajouté.
Fems a poursuivi en affirmant qu’avant de les laisser partir, l’homme a confisqué leurs téléphones, les a contraint à déverrouiller des dossiers privés, et a transféré des photos et vidéos intimes vers son propre appareil, les menaçant de rendre ces matériaux publics s’elles parlaient.
« Il nous a dit de déverrouiller nos téléphones et de transférer toutes nos photos privées, en disant que c’était pour son plaisir personnel. Il m’a menacée en rapport avec ma présence sur Internet, en affirmant que si jamais je tentais de parler, il publierait toutes mes vidéos privées, maintenant et à l’avenir », a-t-elle déclaré.
Les victimes auraient quitté les lieux entre 14 heures et 15 heures le même jour.
Silencieuse au départ par crainte de représailles, Fems a finalement décidé de raconter son histoire afin de réclamer justice. Les utilisateurs des réseaux sociaux ont réagi en apportant un soutien massif, diffusant des images du présumé coupable et en identifiant sans relâche les comptes de police.
Points à retenir
- Un homme de 23 ans a été arrêté pour des accusations de viol à Lagos.
- Les victimes ont été attirées par une offre de mannequinat fictive.
- Le suspect a utilisé des méthodes manipulatrices pour agresser les victimes.
- La pression sur les réseaux sociaux a joué un rôle crucial dans l’arrestation.
- L’enquête est en cours, avec des engagements clairs pour protéger les victimes.
Cette affaire met en lumière les réalités troublantes de la violence basée sur le genre et soulève des questions essentielles sur la sécurité des femmes dans des contextes professionnels. Comment assurer la protection des individus vulnérables dans un monde de plus en plus connecté ? Une réflexion collective s’impose pour aborder ces enjeux contemporains sous un angle préventif et sociétal.

