Cette année encore, de nombreux ménages et entreprises néo-zélandais ont rencontré des difficultés financières.
Alors que certains analystes suggèrent aux entreprises de se concentrer sur le mantra “survivre jusqu’en 2025”, d’autres ont lutté pour tenir bon tout au long de l’année. Certaines entreprises renommées n’ont pas résisté à cette tempête.
Voici dix d’entre elles qui n’ont pas survécu à l’année, sans ordre particulier.
GrabOne
En octobre, GrabOne a suscité l’inquiétude de nombreux détenteurs de bons après avoir déclaré faillite, avec des dettes dépassant 16,5 millions de dollars. Lancé en 2010, ce service offrait des réductions sur des biens et services locaux. En 2021, il a été vendu à Global Marketplace New Zealand par son ancien propriétaire NZME pour 17,5 millions de dollars.
Selon Bodo Lang, expert en marketing de l’université de Massey, GrabOne n’a pas su apporter de valeur à son marché cible. “Ses bons, qui étaient autrefois attrayants, ont perdu de leur attrait.” De plus, une baisse de la notoriété de la marque a contribué à sa disparition; GrabOne, autrefois omniprésent dans les discussions, a été éclipsé par la concurrence.
Kitchen Things
Les fournisseurs d’articles de cuisine haut de gamme n’ont également pas échappé à la crise. En août, Kitchen Things a déclaré faillite, signalant une faible demande des consommateurs et une concurrence accrue. Fondée en 1986, l’entreprise se spécialisait dans des marques internationales telles que Smeg et Bosch. Notons que le magasin de Hamilton, géré par un franchisé indépendant, n’a pas été touché.
Smiths City
En septembre, Smiths City a été placé en administration volontaire, provoquant une onde de choc à Christchurch. Fondée en 1918, cette enseigne comptait neuf magasins à travers le pays et un site de vente en ligne. Les administrateurs de BDO ont évoqué une pression financière croissante dans un environnement économique difficile.
Smith & Caughey
Ce haut-lieu de Queen Street a fermé ses portes définitivement le 31 juillet, après près de 150 ans d’activité. La concurrence des nouveaux centres commerciaux, l’incertitude économique et le faible pouvoir d’achat des consommateurs ont été des facteurs déterminants de cette fermeture.
Fortune Favours
La brasserie de Wellington a annoncé en août qu’elle fermerait son bar à Wellington d’ici la fin du mois, citant une crise du coût de la vie devenue trop difficile à gérer.
NZSale
Ce site a cessé d’accepter des commandes en Nouvelle-Zélande à la fin novembre. L’entreprise australienne OzSale est également prévue pour fermer dans l’année à venir.
Timeless Events
Cette entreprise, derrière le festival de musique Juicy Fest, a été placée en liquidation volontaire en mars. Juicy Fest a été annulé en Nouvelle-Zélande après le refus d’une licence de vente d’alcool à Auckland.
The Body Shop
La fermeture de The Body Shop en avril a induit une vague de nostalgie chez les Millennials, avec la disparition de l’enseigne et 70 emplois perdus. Fondée au Royaume-Uni en 1976, l’entreprise a souffert des difficultés de sa branche britannique.
Libelle Group
Le fournisseur de repas scolaires a également déclaré faillite en mars, alors qu’il était sous contrat avec Compass pour alimenter un programme en difficulté.
DFS
Les magasins DFS à Auckland et Queenstown ont fermé leurs portes fin septembre, mettant fin à des décennies d’activité dans le centre d’Auckland, où des marques de luxe comme Armani et Burberry étaient proposées.
Points à retenir
- De nombreuses entreprises néo-zélandaises ont lutté financièrement cette année.
- La baisse de la notoriété de certaines marques a contribué à leur déclin.
- La concurrence accrue et la crise économique ont impacté divers secteurs.
- De nombreuses enseignes historiques ont dû fermer leurs portes en raison du manque de consommateurs.
- Les problèmes rencontrés par les entreprises telles que The Body Shop mettent en lumière la fragilité des marques face aux fluctuations économiques globales.
Ce panorama des fermetures souligne un phénomène contemporain : la vulnérabilité du commerce face aux aléas économiques. Les entreprises doivent continuellement s’adapter, renouveler leur proposition de valeur, et investir dans leur visibilité pour éviter que l’histoire ne se répète. Cette dynamique suscite un questionnement plus large sur le rôle des marques dans une société en constante évolution. Comment peuvent-elles, tout en restant fidèle à leur essence, anticiper et répondre aux besoins changeants des consommateurs ?

