juillet 26, 2026

Marketing

Pourquoi 2026 pourrait marquer l’essor du marketing anti-AI !

Pourquoi 2026 pourrait marquer l'essor du marketing anti-AI !

L’époque où l’on pouvait échapper à la nébuleuse brouillonne générée par l’intelligence artificielle semble révolue. Ce contenu artificiel a infiltré nos présentations professionnelles, nos fils d’actualités sur les réseaux sociaux, nos médias et même nos annonces immobilières.

Les éditeurs de Merriam-Webster ont choisi “slop” (brouillon) comme mot de l’année 2025, affirmant que ce terme évoque “une substance dont on ne veut pas s’approcher”, à l’instar de la boue ou du limon.

C’est pourquoi je m’aventure à faire une prévision audacieuse : 2026 sera l’année du marketing “100 % humain”.

L’image du “slop” pourrait rappeler des contenus innocents devenus banals, mais elle prend également une tournure plus sophistiquée, alimentant l’incertitude chez ceux qui se pensent avertis sur les fausses informations sur internet. Les indicateurs habituels d’un faux — éclairage artificiel, mains mal rendues, images de fond inappropriées — sont désormais estompés.

Un simple défilement sur TikTok peut se transformer en test : avez-vous repéré le faux ou avez-vous innocemment aimé cette vidéo de lapins sautant sur un trampoline ? Nous sommes tous tombés dans le piège !

Il est désagréable de se faire dupes, et un certain retour à l’authenticité a déjà commencé.

Le mois dernier, iHeartMedia, géant de la radio et des podcasts, a lancé le slogan “garantie humaine”, promettant à ses utilisateurs de ne pas recourir à des “personnalités générées par IA” ni à de la musique produite par IA.

Une étude interne de cette entreprise basée à San Antonio a révélé que 90 % de ses auditeurs — même ceux utilisant des outils d’IA — préfèrent un contenu créé par des humains.

Bob Pittman, PDG d’iHeartMedia, a déclaré cet automne qu’il était essentiel de se souvenir, en tant que marketeurs, que nous évoluons dans un contexte délicat, tant aux États-Unis qu’à l’international : “Les consommateurs ne recherchent pas seulement la commodité — ils cherchent du sens”.

iHeartMedia n’est pas seule dans cette quête d’authenticité. Plus tôt ce mois-ci, les éditeurs de The Tyee, un site d’information indépendant canadien, ont adopté une politique sans IA, affirmant qu’ils ne publieront pas “de journalisme écrit ou généré par IA”.

À Hollywood, certains créateurs soulignent l’importance de contenir l’IA. “Cette émission a été réalisée par des humains”, pouvait-on lire dans le générique de “Pluribus”, une série à succès d’Apple TV. D’autres s’opposent activement à “Tilly Norwood”, l’actrice virtuelle dont les créateurs soutiennent qu’il s’agit davantage d’une expérience numérique.

Sur Pinterest, en revanche, l’utilisation croissante de l’IA a déçu de nombreux utilisateurs fidèles, et dans les métros de New York, les publicités pour le dispositif d’enregistrement par IA surnommé “Friend” ont été visées par des actes de vandalisme.

Une artiste, fatiguée par la dégradation de l’internet, a même créé “Slop Evader”, une extension de navigateur qui filtre les recherches pour afficher uniquement des résultats d’avant novembre 2022.

En définitive : Je pourrais me tromper ! La résistance à l’IA reste modeste par rapport aux parts toujours plus importantes que ce secteur s’accapare. Nous devrons observer si les efforts pour un marketing anti-IA engendrent de réels bénéfices.

Cependant, je soupçonne que plus Wall Street et les dirigeants d’entreprise vanteront les mérites de l’IA, plus les gens la percevront comme un piège.

Jusqu’à présent, notre expérience avec les chatbots et les générateurs d’images est mitigée. Certes, il est amusant de faire réaliser à Sora une vidéo de mon chien volé avec le père Noël au-dessus des toits parisiens. Mais ces technologies peuvent également alimenter la désinformation et plonger les gens dans des spirales parfois tragiques.

Les consommateurs et les créatifs pourraient bien commencer à tirer la sonnette d’alarme, souhaitant encore que certaines créations soient réalisées par des mains humaines.

Points à retenir

  • La montée en puissance de l’IA soulève des inquiétudes quant à l’authenticité des contenus diffusés.
  • Des entreprises telles qu’iHeartMedia prônent le retour à des créations humaines.
  • Le paysage médiatique évolue, avec des initiatives indépendantes adoptant des politiques anti-IA.
  • Les consommateurs commencent à privilégier des expériences authentiques face à l’invasion technologique.
  • La défiance envers l’IA peut encore croître à mesure que son utilisation augmente dans divers secteurs.

Cela nous amène à réfléchir sur la direction que prend notre société. À une époque où l’authenticité est valorisée, jusqu’où sera-t-on prêt à sacrifier l’humain au profit de la technologie ? Ce débat essentiel questionne non seulement notre rapport au numérique, mais aussi notre propre identité et créativité dans un monde de plus en plus artificiel.


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